1.18.2005

Du potentiel de l’intelligence humaine à trouver la façon la plus efficace de frapper le mur

Avant-hier, je me suis tapé le Gala d’excellence de La Presse. Je ragardais les personnalités en nomination, de brillants exemples de génie et d’humanisme. Ça me ramène en tête les noms de Hubert Reeves, Noam Chomsky, David Suzuki. Bordel, l’humanité est capable de tout ça...
De l’autre côté, il y a les Bush, Ianoukovitch, Ben Laden, tous les bonzes du marketing automobile qui nous sortent vingt utilitaires sport grand format de plus par année. Il y a les ingénieurs qui conçoivent des machines qui nous permettent de faire disparaître deux terrains de football par seconde de forêt. Il y a ceux qui, par leurs actions, font disparaître sept espèces animales par jour. Il y a les 300 tigres qui restent sur la planète. Il n’y a l’Arctique que pour 100 ans encore; Il n’y a du pétrole que pour peut-être 25.
Je ne comprends donc pas pourquoi l’extraordinaire étendue du génie humain ne nous a pas donné une voiture électrique qui ne consomme pas de pétrole, des plans de reboisement intelligents, des épreuves élevantes au lieu de guéguerres stupides, un moyen de moins consommer ici et redistribuer avec les pays en voie de développement, et de l’eau pure qui appartient à tout le monde? Je ne comprends simplement pas qui on sert là-dedans, car ce n’est certainement pas nous...
Le XXe siècle aura-t-il été celui qui a tué l’humanité?