Bounce le gros...
Samedi dernier, je remonte la rue Saint-Laurent, lorsque quelque chose capte mon regard. Une énorme masse de fer et de plastique, rougeâtre. Un Hummer H2.
Je sais très bien que c’est un mastodonte inutile et énergivore, je le déteste déjà pour ça. Ce camion ne devrait même pas être autorisé à rouler, de par sa consommation d’essence tout simplement ridicule, son encombrement ostentatoire, et l’image véhiculée par ces quelques tonnes de ferraille : celui qui prend le volant (une femme? pfff!) de ce béhémoth en est digne de par sa force, son inhumanisme et une vénération béate de son pays, l’Amérique.
Au dernier salon de l’Auto, vendant des magazines automobiles, je désespérais de voir des enfants vénérer ce mammouth laineux imberbe sur quatre roues. Vouer un culte aveugle à celui dont la race est en partie responsable du décrissement général de la planète. Et ils le regardaient avec dans les yeiux la lueur d’une promesse de jour de kermesse...
En croisant le pachyderme ferreux, rutilant sous le soleil du printemps, j’ai compris pourquoi. À sa façon, il est beau. Ses lignes trapues le rendent semblables à un jouet démesuré pour millionnaire sans vergogne. Comme un barbecue et un cinoche maison, c’est un jouet de gars. Ne manque que le Jacuzzi, les ailes de poulet et les greluches Budweiser en monokini. Il vient de toucher ma corde sensible, mes bas-instincts.
Je le déteste toujours et nie son utilité dans la Création plus que jamais. Mais je le trouve attrayant.
Le design aura eu raison de moi.
Je sais très bien que c’est un mastodonte inutile et énergivore, je le déteste déjà pour ça. Ce camion ne devrait même pas être autorisé à rouler, de par sa consommation d’essence tout simplement ridicule, son encombrement ostentatoire, et l’image véhiculée par ces quelques tonnes de ferraille : celui qui prend le volant (une femme? pfff!) de ce béhémoth en est digne de par sa force, son inhumanisme et une vénération béate de son pays, l’Amérique.
Au dernier salon de l’Auto, vendant des magazines automobiles, je désespérais de voir des enfants vénérer ce mammouth laineux imberbe sur quatre roues. Vouer un culte aveugle à celui dont la race est en partie responsable du décrissement général de la planète. Et ils le regardaient avec dans les yeiux la lueur d’une promesse de jour de kermesse...
En croisant le pachyderme ferreux, rutilant sous le soleil du printemps, j’ai compris pourquoi. À sa façon, il est beau. Ses lignes trapues le rendent semblables à un jouet démesuré pour millionnaire sans vergogne. Comme un barbecue et un cinoche maison, c’est un jouet de gars. Ne manque que le Jacuzzi, les ailes de poulet et les greluches Budweiser en monokini. Il vient de toucher ma corde sensible, mes bas-instincts.
Je le déteste toujours et nie son utilité dans la Création plus que jamais. Mais je le trouve attrayant.
Le design aura eu raison de moi.
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