Éducation et déclin d’une civilisation
Un questionnement, une hypothèse, venant d’une personne certainement pas qualifiée. Mais je me lance :
Mon éducation m’a amené à réfléchir sur tout et sur rien, et à pouvoir émettre sur le système en place des critiques. Étant de nature pacifique et affable (ma haine des conflits me nuisant parfois), je garde souvent ces critiques pour moi, ou les murmure du bout des lèvres avec une pointe d’humour cynique, un rien acidulé. Certains n’ont pas ma retenue, et prennent le pouvoir nécessaire pour critiquer le dit système. Évidemment, comme des rayons, la personne placée à côté de nous n’a pas exactement le même point de vue que moi. Avec assez de distance, même si on critique la même chose, nous serons en désaccord sur certaines choses, et c’est tout à fait normal; nous n’avons pas la même éducation ni le même vécu. Pensons à la fabulaire unité de la gauche, où si nous ne sommes pas une femme (car les hommes sont tous phallocrates), écolo (parce que la planète va pèter dans 50 ans), anarchiste (car nous sommes tous des zombies manipulés par le système), d’origine autre qu’Européenne (ces sales cochons colonisateurs!), et tous ces autres diktats, le spectre de la droite n’est pas très loin.
Dans cette optique, tout le monde lance des projectiles vers le point central (le Système du début), mais en même temps joue du coude pour faire valoir son propre cheval de bataille (féminisme, écologisme, anticléricalisme, alouette...). Je me demandais, si tout ce beau monde n’était pas si bien éduqué, à quel point une société serait plus «stable». Autrement dit, est-ce que toutes ces chicanes de clocher ne finissent-elles pas par affaiblir une civilisation?
Je me rappelle, dans Le déclin de L’empire américain, le long discours de Dominique sur les symptômes du déclin. Le refus des hommes de servir dans l’armée, le mépris de ses propres institutions... Je sais qu’il n’y a pas que le facteur intelligence qui compte, mais quel est son impact? L’empire Romain a affiché d’importants signes de faiblesse lors de la séparation en deux territoires, l’idéologie religieuse y étant pour beaucoup.
Je sais que la pensée unique n’est pas souhaitable, loin de là. Mais si un régime suspend la liberté d’opinion et n’utilise l’éducation que pour l’avancée technologique et scientifique, que se passerait-il? Où une civilisation où l’individu est oblitéré au profit de la collectivité irait-elle?
Évidemment, je ne le souhaite pas. Mais l’histoire n’est pas une science morale. «Si vis pacem, para bellum» s’est, hélas! avérée vraie trop souvent...
Un questionnement, une hypothèse, venant d’une personne certainement pas qualifiée. Mais je me lance :
Mon éducation m’a amené à réfléchir sur tout et sur rien, et à pouvoir émettre sur le système en place des critiques. Étant de nature pacifique et affable (ma haine des conflits me nuisant parfois), je garde souvent ces critiques pour moi, ou les murmure du bout des lèvres avec une pointe d’humour cynique, un rien acidulé. Certains n’ont pas ma retenue, et prennent le pouvoir nécessaire pour critiquer le dit système. Évidemment, comme des rayons, la personne placée à côté de nous n’a pas exactement le même point de vue que moi. Avec assez de distance, même si on critique la même chose, nous serons en désaccord sur certaines choses, et c’est tout à fait normal; nous n’avons pas la même éducation ni le même vécu. Pensons à la fabulaire unité de la gauche, où si nous ne sommes pas une femme (car les hommes sont tous phallocrates), écolo (parce que la planète va pèter dans 50 ans), anarchiste (car nous sommes tous des zombies manipulés par le système), d’origine autre qu’Européenne (ces sales cochons colonisateurs!), et tous ces autres diktats, le spectre de la droite n’est pas très loin.
Dans cette optique, tout le monde lance des projectiles vers le point central (le Système du début), mais en même temps joue du coude pour faire valoir son propre cheval de bataille (féminisme, écologisme, anticléricalisme, alouette...). Je me demandais, si tout ce beau monde n’était pas si bien éduqué, à quel point une société serait plus «stable». Autrement dit, est-ce que toutes ces chicanes de clocher ne finissent-elles pas par affaiblir une civilisation?
Je me rappelle, dans Le déclin de L’empire américain, le long discours de Dominique sur les symptômes du déclin. Le refus des hommes de servir dans l’armée, le mépris de ses propres institutions... Je sais qu’il n’y a pas que le facteur intelligence qui compte, mais quel est son impact? L’empire Romain a affiché d’importants signes de faiblesse lors de la séparation en deux territoires, l’idéologie religieuse y étant pour beaucoup.
Je sais que la pensée unique n’est pas souhaitable, loin de là. Mais si un régime suspend la liberté d’opinion et n’utilise l’éducation que pour l’avancée technologique et scientifique, que se passerait-il? Où une civilisation où l’individu est oblitéré au profit de la collectivité irait-elle?
Évidemment, je ne le souhaite pas. Mais l’histoire n’est pas une science morale. «Si vis pacem, para bellum» s’est, hélas! avérée vraie trop souvent...
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