3.25.2005

Miser misère et Miserere... en voulez-vous, en WLA...

J’ai appris cette semaine que Loto-Québec a gagné cette semaine deux prix pour l’excellence de leur publicité. Les prix ont été décernés par la World Lottery Association (http://www.world-lotteries.org/). C’est donc dire qu’un organisme international encourage le gambling et le jeu pathologique organisé.

«In carrying out its aims and objectives, the World Lottery Association shall strive for territorial integrity, public order and morality.», peut-on lire sur leur site web. «The lottery industry is at a critical stage in its development. Deregulation and the power of the Internet make it more important than ever to control runaway gambling, protect territorial integrity and promote the role of state-licensed lotteries as generators of funds for good causes.» est tout ce qu’on peut lire en ce qui concerne l’aide aux joueurs compulsifs...

Place à la marche des représentants de Dieu!

Je reviens de la ville. En ce Vendredi Saint, je croise la Marche du Pardon. J’y prends part, histoire de réussir de traverser la rue. Je me fais littéralement couper par un type d’à peu près mon âge :

«T'es dans le chemin. T'as pas le droit de faire ça.»

«Dieu te bénisse, le grand!», lui répondis-je.

(je vous rappelle que le Christiannisme est une religion d’amour et de tolérance. «Aimons-nous les uns les autres» fait partie de la philosophie de base de l’Église. Tout comme la conversion sauvage des aborigènes d’Amérique et l’Inquisition, d’ailleurs.)

3.22.2005

Bounce le gros...

Samedi dernier, je remonte la rue Saint-Laurent, lorsque quelque chose capte mon regard. Une énorme masse de fer et de plastique, rougeâtre. Un Hummer H2.

Je sais très bien que c’est un mastodonte inutile et énergivore, je le déteste déjà pour ça. Ce camion ne devrait même pas être autorisé à rouler, de par sa consommation d’essence tout simplement ridicule, son encombrement ostentatoire, et l’image véhiculée par ces quelques tonnes de ferraille : celui qui prend le volant (une femme? pfff!) de ce béhémoth en est digne de par sa force, son inhumanisme et une vénération béate de son pays, l’Amérique.

Au dernier salon de l’Auto, vendant des magazines automobiles, je désespérais de voir des enfants vénérer ce mammouth laineux imberbe sur quatre roues. Vouer un culte aveugle à celui dont la race est en partie responsable du décrissement général de la planète. Et ils le regardaient avec dans les yeiux la lueur d’une promesse de jour de kermesse...

En croisant le pachyderme ferreux, rutilant sous le soleil du printemps, j’ai compris pourquoi. À sa façon, il est beau. Ses lignes trapues le rendent semblables à un jouet démesuré pour millionnaire sans vergogne. Comme un barbecue et un cinoche maison, c’est un jouet de gars. Ne manque que le Jacuzzi, les ailes de poulet et les greluches Budweiser en monokini. Il vient de toucher ma corde sensible, mes bas-instincts.

Je le déteste toujours et nie son utilité dans la Création plus que jamais. Mais je le trouve attrayant.

Le design aura eu raison de moi.