6.14.2005

L’immortalité...

Il est plus aisé qu’il ne le paraît de devenir immortel. Pas de philtre à base de pétales de rose et de bave de crapaud. Pas de fontaine de jouvence dont la source se situe au sommet d’un pic des Alpes au Liechtenstein. Il faut seulement s’appliquer dans tout ce qu’on fait, histoire de graver une empreinte durable sur notre entourage.

Il se sera avéré que ma mère aura laissé autour d’elle cette empreinite. Quand on côtoie une personne si proche, on n’a pas le recul pour s’en apercevoir. Mais à voir tous ces gens qui sont venus nous appuyer dans cette dure épreuve, j’ai réalisé à quel point elle aura été une fine et puissante architecte de l’œuvre du bien dans son entourage. Presque toutes les discussions de dimanche dernier auront porté sur son sourire, ses innombrables steppettes, et à quel point elle illuminait son entourage. Pour tout le monde, elle était leur rayon de soleil. C’est ce qu’elle nous disait toujours, à ma copine et à moi. Je dois avoir des talents de miroir que je ne connaissais pas...

Cela étant dit, même si je suis conscient que la vie n’est pas un film de Disney, en laissant votre marque, efforcez-vous de faire le bien. Hitler et Mc Veigh, eux aussi, sont immortels, maintenant.

6.08.2005

Françoise Tousignant, 1949-2005

Elle était un être exceptionnel. Sa présence joyeuse inspirait paix, bonheur et respect. Pourtant, elle ne l’a jamais eu facile. Tout se mettait toujours en place contre elle... Et pourtant, toujours elle fendait l’écume et remontait à la surface. Son plus grand exploit : il y a 27 ans, elle a pris en charge un enfant prématuré, au seuil de la mort. Elle l’a nourri, bercé 23 haures par jour, et par le fait même, lui a permis de vivre et lui a inculqué le courage. Aujourd’hui, je marche dans ces pas. Elle a surmonté tous les obstacles.

Sauf ce matin.

Maman, je n’étais pas ton fils, mais tu seras toujours ma mère. Ton départ était-il nécessaire à ton bonheur? Maintenant que tu n’es plus là, j’espère que tu nous regarderas avec ton sourire espiègle et tes yeux pétillante de par-delà la lune, et que tu veilleras sur nous. Je suis sûr que là-bas, il y a une paire d’ailes avec une petite étiquette sur laquelle est écrite ton nom. Rends-les heureux comme tu l’a fait pour nous...

Veille sur nous. Comme tu n’as plus à te faire chier pour vivre, ça te laisseras plus de temps. Donne-nous ta joie de vivre et ton courage. Donne-nous la persévérance de continuer. Donne-nous la vie, comme tu me l’as donnée, à ta façon, alors que je n’avais personne pour moi.

Adieu, maman chérie,

Ton fils adoré,

Patrick.

6.04.2005

De la pertinence de nos chers blogues, posté sur le forum de discussion de Loco Locass, sur la mode des blogues

«Le mérite d’un blogue n’est pas le contenant, mais le contenu. Non, je n’ai pas créé le code à la sueur de mon front pour que le mien soit accessible, mais je ne crois pas que ce soit le but non plus. Par contre, j’ai le privilège d’avoir ma tribune et d’exprimer ma pensée. Je n’ai probablement rien de plus que toi à cirer des innombrables blogues de minettes de 13 ans pâmées sur Justin Timberlake. Mais d’autres sont franchement intéressants. Nous assistons à une démocratisation de l’information avec l’explosion Internet des 10 dernières années, avec ses bons côtés comme ses mauvais. Mais nous ne dépendons plus des médias de masse pour s’informer. Le blogue vient rajouter une variable dans l’équation. Suffit après d’être assez intelligents, d’analyser, de colliger et de recouper, pour voir dans quel monde nous vivons...»

Je n’ai pas posté la première partie ici, concernant le mérite de publier ses pensées sur un support web préfabriqué, et le mérite qui en découle. Ça, c’est un tout autre débat. Dans un verre d’eau, selon moi.